Grossesses en milieu scolaire au Togo : situation préoccupante avec 2 284 cas en 2024-2025
- Posted on 02/06/2026 16:25
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le phénomène des grossesses en milieu scolaire continue de préoccuper les autorités togolaises en raison de ses conséquences sanitaires, sociales, psychologiques et éducatives, qui compromettent la scolarisation et l’avenir de nombreuses adolescentes
Le
phénomène des grossesses en milieu scolaire continue de préoccuper les
autorités togolaises en raison de ses conséquences sanitaires, sociales,
psychologiques et éducatives, qui compromettent la scolarisation et l’avenir de
nombreuses adolescentes.
Selon
la directrice générale du genre et de la promotion de la femme, Bénédicte
Gnasa, 2 284 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés au cours
de l’année scolaire 2024-2025 au Togo. Dans le détail, 17 cas concernent le
primaire, 1 319 le secondaire 1 et 948 le secondaire 2. La présence de cas dès
le primaire a suscité une vive réaction des participants, qui y voient un
signal d’alerte sur la précocité du phénomène.
Ces chiffres montrent la persistance du problème malgré les efforts engagés depuis plusieurs années. Les données historiques rappellent qu’entre 2014 et 2015, 2 792 cas avaient été enregistrés, contre 3 343 en 2017-2018, avant une baisse à 2 990 cas en 2018-2019, confirmant une évolution irrégulière.
Les
autorités soulignent que les grossesses précoces et les mariages d’enfants
constituent des violations des droits des adolescentes et entraînent des
abandons scolaires, des redoublements ainsi qu’une vulnérabilité sociale
accrue. Elles affectent également la santé physique et mentale des jeunes
filles concernées, compromettant durablement leurs perspectives d’avenir.
Face
à cette situation, le gouvernement togolais entend renforcer la riposte à
travers plusieurs dispositifs, notamment le renforcement du cadre juridique,
les mécanismes de protection contre les violences basées sur le genre, les
centres d’écoute et de prise en charge, ainsi que le Programme national de
lutte contre les grossesses et mariages chez les adolescentes (2023-2027). Les
autorités appellent enfin à une mobilisation accrue des communautés et des
acteurs éducatifs pour freiner ce phénomène et protéger la scolarisation des
filles.
Jean ELI