Diabète et MNT : le secteur privé invité à investir davantage dans la prévention
- Posted on 01/08/2026 20:17
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: La mobilisation du secteur privé pour assurer un financement durable des programmes de prévention des maladies non transmissibles (MNT) était au cœur d'une communication présentée le vendredi 31 juillet en ligne sur zoom, à l'occasion de la troisième
La
mobilisation du secteur privé pour assurer un financement durable des
programmes de prévention des maladies non transmissibles (MNT) était au cœur
d'une communication présentée le vendredi 31 juillet en visioconférence sur la plateforme zoom, à
l'occasion de la troisième édition du Mois de l'enseignement sur le diabète et
ses complications. Cette initiative est organisée par l'Association Jeunes
Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISA-Togo), avec l'appui de ses
partenaires.
Animée
par l'économiste du développement et experte en plaidoyer stratégique pour les
politiques de santé en Afrique, Malikatou Djermakoye, la présentation a mis en
lumière les défis liés au financement de la prévention des maladies non
transmissibles dans un contexte marqué par la baisse progressive de l'aide
publique au développement et le retrait de plusieurs partenaires techniques et
financiers.
Selon
la conférencière, cette évolution du paysage mondial du financement de la santé
impose aux Etats africains de repenser leurs mécanismes de mobilisation des
ressources afin de bâtir des systèmes de santé plus résilients, fondés sur des
financements nationaux durables.
Au
cours de son exposé, Malikatou Djermakoye a dressé un état des lieux de cette
nouvelle réalité, soulignant qu'il devient indispensable de diversifier les
sources de financement de la santé. Elle a expliqué que les maladies non
transmissibles, notamment le diabète, l'hypertension artérielle, les cancers et
les maladies cardiovasculaires, ne représentent pas uniquement un défi
sanitaire, mais constituent également un important frein au développement
économique.
Elle
a indiqué que ces pathologies engendrent des coûts considérables pour les
ménages, réduisent la productivité des entreprises et exercent une pression
croissante sur les finances publiques. Dans ce contexte, la prévention apparaît
comme un investissement rentable, capable de réduire les dépenses futures de
santé tout en améliorant le bien-être des populations.
Renforcer
les partenariats avec les entreprises
La
communication a également mis en évidence la faible implication actuelle du
secteur privé dans le financement de la prévention des MNT. Pour
l'intervenante, cette situation s'explique notamment par l'absence de projets
suffisamment structurés, de mécanismes transparents de gestion des ressources
et d'outils permettant de mesurer concrètement les résultats obtenus.
Elle
a toutefois relevé que plusieurs expériences menées dans différents pays
démontrent qu'il est possible de développer des partenariats solides entre les
pouvoirs publics, les entreprises et les organisations de la société civile
lorsque les interventions reposent sur des objectifs clairement définis, une
gouvernance transparente et un impact mesurable.
Dans
cette perspective, la conférencière a présenté plusieurs pistes de financement
durable, notamment la création de fonds dédiés à la prévention des MNT, le
développement de partenariats public-privé, le renforcement de la
responsabilité sociétale des entreprises ainsi que le recours à des approches
fondées sur l'analyse économique afin de démontrer la rentabilité des
investissements en matière de prévention.
La
communication a finalement invité les différents acteurs à engager une
réflexion collective afin de faire du secteur privé un véritable partenaire
stratégique de la prévention des maladies non transmissibles et de construire
des mécanismes de financement plus durables, au service de la santé publique en
Afrique.
Fondatrice
et coordinatrice de l'Alliance Nigérienne contre les Maladies Non
Transmissibles (ALIAMNT), créée en 2019, Malikatou Djermakoye œuvre à
promouvoir des politiques de santé plus équitables et à mobiliser des
partenariats durables entre les pouvoirs publics, le secteur privé, la société
civile et les partenaires internationaux. A travers les actions de son
organisation, près de 1.200 jeunes ont déjà été sensibilisés aux facteurs de
risque des maladies non transmissibles. Plus d'une dizaine d'initiatives
communautaires combinant activité physique, dépistage de l'hypertension artérielle
et du diabète ont également été organisées, en plus de programmes
d'accompagnement destinés aux personnes vivant avec le cancer.
William
O.