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Boulimie : signes d’alerte et prévention

Boulimie : signes d’alerte et prévention
Extrait de l'article: Le monde entier célèbre le 02 juin, la Journée mondiale des troubles du comportement alimentaire. Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des maladies psychiatriques fréquentes qui ne doivent pas être confondues avec une perte d’appétit,

Le monde entier célèbre le 02 juin, la Journée mondiale des troubles du comportement alimentaire. Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des maladies psychiatriques fréquentes qui ne doivent pas être confondues avec une perte d’appétit, du grignotage ou des restrictions alimentaires liées à un régime, par exemple. Pourtant, selon de récentes études épidémiologiques, près de 20 % de la population mondiale souffrirait de TCA plus ou moins sévères Dans les troubles des conduites alimentaires comme l'anorexie et la boulimie, la relation à la nourriture est perturbée. Médicalement reconnus, ces troubles sont potentiellement mortels et nécessitent une prise en charge multidisciplinaire adaptée. Dans cet article, Santé-Education fait un focus sur la boulimie.

La boulimie est un trouble du comportement alimentaire, caractérisé par la survenue récurrente de crises de boulimie associées à des comportements compensatoires comme des vomissements ou la prise de laxatifs. Si les patientes ingèrent de grandes quantités de nourriture, elles ne prennent pas de poids. Mais la souffrance morale et les complications somatiques sont au centre de la maladie.

Conséquences physiques sur la santé

Les crises de boulimie mais surtout les comportements de purge associés entraînent des complications parfois sévères sur l'organisme : une diminution du rythme cardiaque ou bradycardie, une hypotension, une perte osseuse des carences nutritionnelles qui entraînent : des troubles de l'humeur et de l'attention, une fatigue persistante, des règles irrégulières. On peut citer aussi des caries dentaires et une inflammation des gencives en raison de vomissements répétés. de faibles niveaux d’électrolytes, éléments chimiques tels que le potassium, le sodium et le magnésium, nécessaires pour assurer l’équilibre des liquides et des sels dans l’organisme et des troubles du système digestif et rénaux.

Causes et facteurs de risque

La boulimie est une maladie dont l'origine est plurifactorielle :  Il existe d'abord, une vulnérabilité psychologique sous-jacente. En effet, les personnes boulimiques ont souvent un grand nombre de troubles psychiatriques associés comme le trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, la dépression, un trouble bipolaire, un trouble anxieux ou une toxicomanie. 

D'autres facteurs environnementaux peuvent expliquer le déclenchement de la boulimie : l'univers familial et social dans lequel la patiente évolue. La pression exercée par les pairs pour s’intégrer, les régimes et l’importance accordée dans les médias à la minceur peuvent favoriser le déclenchement de la boulimie. Certains milieux ou des activités telles que la participation à un sport axé sur le corps, comme la gymnastique, constituent d’autres facteurs qui peuvent exercer une pression sur un enfant ou un adolescent de perdre du poids. La survenue de vomissements au cours d'une maladie peut aussi être un élément déclencheur. 

Reconnaître une crise de boulimie

Une crise de boulimie se reconnaît par une absorption d'une grande quantité de nourriture en une période de temps limitée. Cette quantité de nourriture est largement supérieure à ce que la plupart des personnes absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances. Les aliments choisis peuvent être des aliments appréciés par la patiente (le plus souvent très gras et très sucrés). 

Pendant la crise, la patiente ressent un sentiment d’une perte de contrôle sur son comportement alimentaire (sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu'elle mange ou les quantités). 

La patiente mange rapidement sans s'arrêter et jusqu'à éprouver une sensation pénible de distension abdominale. La prise alimentaire ne répond pas toujours à une sensation de faim, ni même parfois à une réelle envie.

La plupart du temps, les patientes s'isolent avec de grande quantité de nourriture pour ne pas se sentir embrassées par le regard des autres au cours d'une crise ou pour ne pas être dérangées.

Après une crise, les patientes se sentent souvent dégoutées d'elle-même, déprimées ou très coupables. Ces sentiments sont à l'origine des comportements compensatoires mais aussi parfois d'une baisse d'estime de soi, d'une dépression ou d'idées suicidaires. 

Prévenir et traiter

Afin de prévenir l’apparition de la boulimie ou sa progression rapide, il est nécessaire de consulter un spécialiste (psychologue, psychiatre, pédopsychiatre). En effet, la précocité du diagnostic améliore le pronostic et favorise la guérison. Plus la durée d’évolution de la pathologie est longue, plus les complications, le risque de rechutes et de séquelles somatiques, psychologiques et sociales sont importants. Le traitement de la boulimie repose sur : un suivi psychiatrique ou psychologique et un suivi nutritionnel de la personne, afin qu’elle réapprenne à manger de manière équilibrée.

William O.  

Article validé par Dr Essoreke Tchaou, Nutritionniste-Diététicien à Lomé

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

Le monde entier célèbre le 02 juin, la Journée mondiale des troubles du comportement alimentaire. Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des maladies psychiatriques fréquentes qui ne doivent pas être confondues avec une perte d’appétit,

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