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Alimentation thérapeutique pour diabétiques et hypertendus

Alimentation thérapeutique pour diabétiques et hypertendus
Extrait de l'article: L’alimentation peut diminuer le risque d’accident cardiovasculaire global. Le régime alimentaire pour maladies cardiovasculaires vise à contrôler le poids, réguler la glycémie, réduire la pression artérielle pour éviter les récidives et préserver le

L’alimentation peut diminuer le risque d’accident cardiovasculaire global. Le régime alimentaire pour maladies cardiovasculaires vise à contrôler le poids, réguler la glycémie, réduire la pression artérielle pour éviter les récidives et préserver le cœur. L'alimentation à adopter doit être saine, variée et équilibrée.

Les points essentiels du régime alimentaire pour maladies cardiovasculaires sont : choisir les aliments sources de bonnes graisses, éviter les graisses néfastes pour le cœur, consommer des fibres et des fruits et légumes ; veiller à avoir une alimentation à index glycémique bas, encourager l'activité physique et une meilleure hygiène de vie.

Les acides gras saturés sont-ils aussi mauvais ?

Des études récentes ont montré que seulement certains d’entre eux pouvaient, en excès, être délétères sur le plan cardiovasculaire, en particulier l’acide palmitique. Pas question donc d’exclure de son alimentation les acides gras saturés, du moment qu’ils ne représentent pas, au total, plus de 8 à 12% de la ration calorique quotidienne (soit environ 20g d’acides gras saturés pour 2000 kcalories), avec peu d’acide palmitique.

En pratique : Limiter significativement à une fois par semaine ou voire éviter sa consommation de produits industriels, où sont souvent incorporées dans les huiles raffinées, riches (plats préparés, pâtisseries, biscuits, chips, quiches, charcuteries, confiseries, glaces…). On peut s’autoriser 10g de beurre et 40g de fromage, à condition de ne pas manger le même jour d’autres aliments très riches en acides gras saturés, quels qu’ils soient : viandes grasses, crèmes dessert, viennoiseries, charcuteries. La quantité journalière de viande ne doit pas dépasser 150 à 200g par personne. Le bœuf est riche en fer, mais il faut éviter les morceaux gras (côtes, plat de côte) et privilégier les morceaux les plus maigres (filet, macreuse, paleron, gîte, joue). Pareil pour la viande de porc maigre. Gibiers, volailles, poissons sont à privilégier, car pauvres en matières gras saturés, mieux assimilés par l’organisme, et dont les études ont montré qu’ils n’augmentent pas le risque de maladie cardiovasculaire.

Aliments à privilégier

L’avoine (son, farine), contient du bêta-Glucane, fibre soluble très visqueuse qui, à raison de 3g par jour, abaisse le cholestérol total et les LDL. A introduire néanmoins progressivement, car fortement laxative.

Les graines de lin sont très riches en oméga-3. On peut les trouver dans certains pains, ou les acheter dans une boutique diététique et en incorporer 2 cuillérées à café dans une salade, une soupe.


Les dérivés du soja contiennent des protéines spéciales dont plusieurs études ont montré qu’un apport de 25 g par jour diminue les LDL de 4 à 6%. En consommer régulièrement (par exemple 2 fois par semaine) permet en plus de manger moins de viande, plus grasse.

Les acides gras sont bénéfiques

Ils ont prouvé leur bénéfice en termes de prévention des accidents cardiovasculaires. Dans le détail :

Les mono-insaturés : à privilégier. Autrement appelés oméga-9, ils diminuent en effet le LDL-c. On les trouve en grandes quantités dans certaines huiles : celles de soja, olive, arachide, noix, qui sont importantes de consommer au quotidien. Les fruits oléagineux (amandes, noix de cajou, noisettes…) en contiennent aussi, à consommer 5 à 10 par jour.

Les polyinsaturés : à bien équilibrer. Si les oméga-3 sont très protecteurs, les omégas-6 ont, en excès, une action plutôt pro-inflammatoire. Le rapport entre les deux doivent être de 1 pour 5, c’est-à-dire 5 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3. Pour rétablir l’équilibre, il s’agit donc de diminuer la consommation des matières grasses très riches en oméga-6 (huiles de tournesol, de maïs) et d’augmenter parallèlement les apports en oméga-3 : poissons gras (2 fois par semaine), huile de soja (2 cuillères à soupe par jour sur les 3 quotidiennes), éventuellement margarines fabriquées à partir de ces huiles.


Faut-il arrêter les œufs ?

Pas du tout. Une personne qui n’a aucun facteur de risque peut s’en autoriser jusqu’à 7 par semaine ou jusqu’à 4 en cas d’hypercholestérolémie, mais pas plus de 2 si elle est diabétique, deux études ayant montré que les œufs, dans ce cas, peuvent augmenter le risque d’accident cardiovasculaire. Le mécanisme n’a pas été clairement identifié, mais selon des chercheurs, les diabétiques, surtout de type 1, absorbent plus le cholestérol des œufs que les autres. Dans tous les cas, on peut privilégier ceux issus de poules nourries aux graines, car plus riches en oméga-3.

Pourquoi manger des fruits et légumes ?

Les fibres et antioxydants qu’ils contiennent neutralisent en partie les effets défavorables des acides gras saturés délétères, dont l’acide palmitique et des oméga-6 pro-inflammatoires. De plus, les fibres solubles (présentes dans les pommes, poires, bananes, raisin, oranges, oignon, ail, poireau, ail) ont la capacité, en se liant au cholestérol dans l’intestin, de faciliter son élimination par les selles. Il est donc important de consommer 2 à 3 fruits par jour et 2 portions de légumes, dont une crudité (100 à 150g) et une portion de légumes cuits (200 à 250g). Céréales complètes et légumes secs constituent aussi des apports intéressants en fibres.

L’exercice physique, un effet cardioprotecteur

Par rapport aux personnes sédentaires, les personnes plus actives ont en effet un taux plus faible de mortalité toutes causes confondues dont celles liées aux accidents cardiovasculaires. Ce message, porté par l’OMS, est assorti de plusieurs recommandations : Privilégier les activités d’endurance : marche, course, natation, vélo, danse.

Être régulier dans sa pratique : soit minimum 150 minutes par semaine à intensité modérée (on est légèrement essoufflé) ou au moins 75 minutes à intensité soutenue (on est franchement essoufflé), sachant que les deux peuvent être combinées.

Fractionner les séances : du moment que chaque période dure au moins 10 minutes. On peut par exemple faire 10 minutes de marche rapide le matin, et 10 minutes à l’heure du déjeuner ou le soir) pendant les 5 jours de la semaine (soit 100 minutes), et compléter par 50 minutes d’une autre activité le week-end.

William O.

Article validé par Kponou Matthieu Tobossi, Spécialiste de la diétothérapie & Spécialiste en Hygiène et Qualité alimentaires (Lomé)

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

L’alimentation peut diminuer le risque d’accident cardiovasculaire global. Le régime alimentaire pour maladies cardiovasculaires vise à contrôler le poids, réguler la glycémie, réduire la pression artérielle pour éviter les récidives et préserver le

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