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Éviter l’administration inappropriée d’antimicrobiens aux animaux prêts à l’abattage

Éviter l’administration inappropriée d’antimicrobiens aux animaux prêts à l’abattage
Extrait de l'article: Plusieurs vendeurs de bétail pratiquent une automédication chez l’animal ; ils traitent donc eux-mêmes leurs animaux malades en leur injectant la plupart du temps des antibiotiques et anti microbiens. Très souvent, ces traitements qui ....

Plusieurs vendeurs de bétail pratiquent une automédication chez l’animal ; ils traitent donc eux-mêmes leurs animaux malades en leur injectant la plupart du temps des antibiotiques et anti microbiens. Très souvent, ces traitements qui auraient dû être administrés par un professionnel de la santé animale, sont effectués sur des animaux prêts à l’abattage et à la consommation. Se faisant, les résidus de ces médicaments se retrouvent dans l’organisme du consommateur, l’exposant ainsi à de graves dangers pour sa santé. Malheureusement, cette pratique de plus en plus courante a des conséquences dévastatrices sur la santé de l'être humain. L’ONG Vétérinaires Sans Frontières-Suisse (VSF-Suisse), consciente de ce problème et soucieuse de la santé du consommateur, a souhaité faire le point sur des graves dangers de ces pratiques sur la santé du consommateur.

Dans quelles conditions doit être administré un traitement antibiotique à un animal de boucherie prêt à l’abattage ?

Les antibiotiques et antimicrobiens vétérinaires sont généralement utilisés en élevage à des buts thérapeutiques, pour soigner et prévenir les maladies et comme additifs alimentaires ou promoteur de croissance chez l’animal. Dans plusieurs marchés à bétail, il est très courant de rencontrer des commerçants qui administrent eux-mêmes des médicaments aux animaux prêts à vendre. En les administrant à l’animal quelques temps avant sa vente, il y a un fort risque que les résidus de ces médicaments se retrouvent dans la viande. Dans ce contexte, normalement, lorsqu’il faut traiter un animal, seul le docteur vétérinaire a la compétence pour s’assurer de la qualité, de l’efficacité et de la sécurité dans l’utilisation des médicaments vétérinaires sur les animaux. En fonction du médicament utilisé, le docteur vétérinaire peut prescrire un délai d’attente avant abattage, généralement de 14 jours voire plus, qui doit être strictement respecté avant la consommation par l’Homme des denrées alimentaires issues de l’animal traité. En effet, tous les médicaments qui sont administrés à un organisme vivant doivent agir dans son corps avant d'être éliminés au bout d'un certain temps. Lorsqu’un médicament vétérinaire n’est pas administré sous le contrôle d’un professionnel de la santé animale, en l’occurrence le docteur vétérinaire, il peut constituer un danger à la fois pour les animaux et surtout pour les consommateurs de denrées issues de ces animaux dont : viande, lait, œufs.

Une mauvaise pratique avec de graves répercussions sur la santé du consommateur

La présence de résidus d’antibiotiques dans la viande est préjudiciable à la santé des consommateurs. Ces résidus peuvent être à l’origine des résistances de bactéries aux antibiotiques usuels, parce que de nombreuses bactéries sont partagées par l’Homme et l’animal. Ce phénomène peut conduire à la difficulté, voire l’impossibilité de traiter certaines infections. En l’absence d’antibiotiques efficaces pour prévenir et traiter les infections, plusieurs traitements comme, la chimiothérapie dans le traitement du cancer et certaines interventions chirurgicales telles que les césariennes deviendront beaucoup plus dangereuses. Cette résistance entraîne aussi des échecs dans le traitement classique de certaines maladies chez l’Homme. Ces échecs conduisent malheureusement à recourir aux médicaments plus coûteux et parfois inaccessibles dans le pays. En outre, les résidus d’antibiotiques, présents en quantité importante, peuvent affecter le fonctionnement des organes comme le foie et contribuer à causer l’insuffisance hépatique, et les reins avec la survenue de l’insuffisance rénale.

Pour prévenir et combattre la propagation de la résistance aux antibiotiques, il est important que les bouchers, les restaurateurs et les consommateurs se renseignent systématiquement auprès des vendeurs de bétails, si l’animal que l’on veut acheter ne vient pas de recevoir une injection d’antibiotiques. Si c’est le cas, cet animal ne doit pas être acheté. Aux éleveurs et vendeurs d’animaux, il est conseillé de systématiquement faire appel à un docteur vétérinaire lorsqu’un animal a besoin de soins.

Source : ONG Vétérinaires Sans Frontières-Suisse

(VSF-Suisse)

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Raymond DZAKPATA

Plusieurs vendeurs de bétail pratiquent une automédication chez l’animal ; ils traitent donc eux-mêmes leurs animaux malades en leur injectant la plupart du temps des antibiotiques et anti microbiens. Très souvent, ces traitements qui ....

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