Couverture Santé Universelle : l'ONG Santé intégrée implique les médias
- Posted on 24/02/2023 12:28
- Film
- By raymonddzakpata@sante-education.tg
Extrait de l'article: L’ONG internationale Santé Intégrée (SI) en collaboration avec le ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins (MSHPAUS), a outillé, le mercredi février 2023, à Lomé les professionnels de médias sur les enjeux...
L’ONG
internationale Santé Intégrée (SI) en collaboration avec le ministère de la
Santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins (MSHPAUS), a outillé,
le mercredi février 2023, à Lomé les professionnels de médias sur les enjeux de
la santé communautaire et la couverture santé universelle (CSU). Cette
rencontre média entre dans le
cadre de la mise en œuvre des activités de Santé Intégrée. L’ONG organise le 10
mars prochain une Journée Porte Ouverte (JPO) sur le thème « le partenariat,
levier pour l’atteinte de la couverture santé universelle ».
L’objectif de la
rencontre est d’échanger avec les médias sur la thématique de la santé
communautaire afin de susciter un engagement soutenu et une meilleure prise en
compte dans leurs productions de presse. Les médias doivent accompagner les initiatives de
promotion de la santé communautaire, à l'atteinte de la CSU. Les journalistes ont été outillés sur trois communications : La
première « les enjeux et défis de la Couverture santé universelle»
a été exposée par Aboubacar Issa, Economiste de la santé, Spécialiste en
financement de la santé, Coordonnateur du Programme 3 au MSHPAUS ; la
deuxième « Défis et Actions prioritaires de la santé
communautaire », présentée par Dr Mouchedou Abdoukaim Naba, Chef de la division de la santé communautaire et
des personnes âgées au ministère en charge de la santé ; et la dernière, « Santé
intégrée, son programme et sa stratégie de partenariat avec le ministère de la
santé », faite par Mme Anita Kouvahey-Eklu, Directrice adjointe pays de l’ONG Santé Intégrée.
Pour la directrice
adjointe pays de l’ONG Santé Intégrée, il est important de faire connaitre aux
populations Santé Intégrée et ses domaines d’interventions. « Notre
organisation est peu connue à Lomé, mais très connue à Kara. A travers cette
activité, nous voulons présenter Sante Intégrée et dire que nous intervenons
dans les domaines de prise en charge des enfants de moins de 5 ans. Nous
mettons également à disposition des populations, la chaîne d’approvisionnement
en médicaments, la réflexion de construction de nouveaux bâtiments pour ceux
qui interviennent dans le domaine, l’accessibilité financière dans la prise en
charge des enfants malades », a indiqué Anita Kouvahey-Eklu.
Sante Intégrée travaille aux côtés des gouvernements et de la communauté locale pour mettre en œuvre et étudier une approche intégrée visant à renforcer les prestations de soins de santé primaires afin de parvenir à une couverture santé universelle.
Comprendre la CSU
La couverture
sanitaire universelle (CSU) signifie que chaque personne a accès à tout
l’éventail des services de santé de qualité dont elle a besoin, au moment et à
l’endroit où elle en a besoin, sans que cela génère pour elle de difficultés
financières. Elle englobe la gamme complète des services de santé essentiels
tout au long de la vie, qu’il s’agisse de la promotion de la santé, de la
prévention, des traitements, de la réadaptation et des soins palliatifs.
Selon Aboubacar Issa, lorsqu’on parle de la
couverture sanitaire universelle, c’est de s’assurer que les soins soient
disponibles à tous, selon ses besoins, et que les populations ne soient pas
exposées au risque de dépenses très élevées qui pourraient les exposer à la
pauvreté. Cependant, « actuellement le niveau de couverture très faible qu’on
considère, c’est lié avec l’assurance maladie de l’INAM. Nous avons à peu près
5% des opérations qui sont couvertes. Mais il y a d'autres mécanismes qui sont
là qui couvre une partie de la population. Nous avons school Assur qui couvre
plus de 2 millions d'élèves à peu près 28% de la population. Nous avons aussi
d'autres programmes qui couvrent la femme enceinte et le nouveau-né. Il y a
d'autres mécanismes assuranciels notamment les mutuelles de santé, les
assurances maladie privées. Aujourd'hui on a une proportion de 33% de la
population qui est couverte. Le défi, c’est
d’arriver à mettre un mécanisme unique de façon à éviter la fragmentation ;
quand il y a fragmentation des mécanismes, cela reste peu efficace »,
reconnaît Aboubacar Issa.
La santé communautaire
est le socle de tout système de santé. La santé communautaire est un
levier important pour la CSU. Elle nécessite d’être renforcée. « Dans un premier temps, il faut renforcer l’offre de service de santé
de qualité à tous les niveaux, réduire les inégalités à travers tout le pays,
permettre aux populations d’avoir accès à ces soins de qualité sans éprouver
des difficultés financières. Il faut renforcer les infrastructures, les
équipements, les ressources humaines en rendant disponible de manière équitable
à travers le pays, et mettre en place des mécanismes de protection contre le
risque financier notamment l’assurance maladie pour subventionner un certain
nombre de soins pour que les populations payent moins de leur poche », a expliqué Dr Mouchedou Abdoukaim Naba.
Installée au Togo depuis 2004, Santé
Intégrée (SI) s’est assignée la mission de rendre accessibles à tous, des soins
de santé. L’ONG entend nouer un partenariat avec les médias. Ceci afin de
promouvoir la circulation de l’information relative à la CSU, son essence, ses
enjeux et surtout permettre au Togo de relever ce défi à l’horizon 2030.
Elom AKAKPO