63ème Congrès annuel du Collège Ouest Africain des Chirurgiens : améliorer l’état des pratiques dans les formations sanitaires
- Posted on 23/03/2023 17:37
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- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le Togo a abrité du 20 au 24 mars 2023, le 63e congrès du Collège Ouest-Africain de Chirurgie (COAC). Le thème retenu est : « L’éducation et la formation chirurgicale en Afrique de l’Ouest : Impact de la Covid-19 sur l’éducation chirurgicale ». Cette
Le Togo a abrité du 20 au 24 mars 2023, le 63e congrès du Collège Ouest-Africain de Chirurgie (COAC). Le thème retenu est : « L’éducation et la formation chirurgicale en Afrique de l’Ouest : Impact de la Covid-19 sur l’éducation chirurgicale ». Cette rencontre scientifique se veut un cadre d’échange d’expériences et de bonnes pratiques. Elle a permis de débattre des problèmes qui minent le secteur et de plancher sur les défis à relever, pour améliorer l’état des pratiques dans les formations sanitaires. En guise de reconnaissance de ses efforts pour la santé, le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, a été investi grand patron de la 63e conférence, à travers une distinction remise au ministre en charge de la Santé, Pr Moustafa Mijiyawa.
Un millier de chirurgiens, notamment du Collège Ouest-africain de Chirurgie (COAC) – en anglais WACS- ont pris part à cette 63e congrès annuel, qui se tient pour la quatrième fois au Togo, après la dernière édition en 2013. Des sessions de formation, en passant par des tables rondes sur des sujets de santé publique liés à la formation chirurgicale, et l’accès aux soins essentiels, ce fora médical est une véritable tribune offerte à ces professionnels de santé pour débattre de leurs difficultés au quotidien et examiner les nouveaux défis surgis avec l’apparition de la Covid-19.

Les cinq jours d’échanges ont permis de tirer des
leçons, afin de renforcer la résilience des systèmes de santé et de mieux se
préparer aux pandémies et situations d’urgences sanitaires. Selon le président
du Comité local d’organisation, Pr Boyodi Tchangaï, l’objectif est de permettre
aux chirurgiens d’être plus outillés dans la prise en charge des affections et
de relever leur niveau de compétence en Afrique de l’Ouest, tout en créant des
opportunités de collaboration.
En ouvrant les travaux, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Moustafa Mijiyawa, a fait savoir que les besoins en cette discipline sont dominés par les traumatismes liés aux accidents de la voie publique, la chirurgie obstétricale, les cancers du col de l’utérus et la prostate et, bien sûr, les urgences abdominales. « C’est en réponse à ce vaste chantier que le gouvernement consent des efforts dans la construction de nouvelles entités, la réhabilitation et l’équipement des entités existantes, la formation et le recrutement des agents de santé, le rapprochement de la population d’éminents experts et mène des actions en amont, afin de prévenir les maladies évitables par la vaccination, à l’instar de celle contre le papilloma virus humain et l’hépatite virale B », a indiqué Pr Mijiyawa.

Pour la représentante-résidente de l’Organisation
Mondiale de Santé (OMS) au Togo, Dr Fatoumata Binta Diallo, l’utilisation de
technologies numériques et le développement des programmes de formation
virtuelle et les plateformes d’apprentissage à distance doivent également être
une réponse aux défis de la chirurgie. Dans le même sens, le président de WACS,
Pr Peter Donkor, a insisté sur le développement d’une vision africaine visant
la promotion de la chirurgie et de ses praticiens au niveau de la sous-région,
afin d’éviter la fuite des cerveaux.
L’Afrique de l’Ouest ne dispose que d’un chirurgien
pour 45 000 personnes. Or, l’OMS recommande un chirurgien pour 5000
personnes.
DZAKPATA Raymond