Cancer du col de l’utérus au Togo: les Journalistes acteurs du plaidoyer pour la subvention des services
- Posted on 08/07/2021 00:00
- Film
- By stephaneogou@gmail.com
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Le cancer du col de l’utérus est une réalité au
Togo. Elle s’installe de manière
silencieuse chez de milliers de femmes. Nombreuses sont celles qui la
découvrent tard et en décèdent. Les données hospitalières au Togo placent le cancer de col de l’utérus à la deuxième place des cancers de la femme. C’est
également la 2ème cause de décès par cancer chez la femme. Face au besoin, l’Association Togolaise pour le Bien-Etre
Familial (ATBEF) dans son plan stratégique 2016-2022 a ciblé la subvention du
cancer du col de l’utérus par le Gouvernement togolais comme un de ses
objectifs spécifiques de plaidoyer. Elle a ainsi dans la logique de ses interventions,
bénéficié d’un projet de la fondation
Hewlett (Hewlett Voices Project) avec l’appui financier du gouvernement japonais à
travers l’IPPF pour la mise à échelle des services de prévention et de prise en
charge du cancer du col de l’utérus.
Situation du cancer du
col de l’utérus au Togo
Ledit projet a permis de
faire ressortir les besoins spécifiques sur l’accès aux services de prévention
et de dépistage du cancer du col de
l’utérus au Togo et de tirer la sonnette d’alarme. Pour mieux cerner le
mal et proposer des éléments d’argumentaire en vue d’un
plaidoyer de subvention voire de gratuité des services de prévention, l’ATBEF dans le cadre de ce projet, a réalisé une étude situationnelle sur
le cancer du col de l’utérus au Togo: « L’analyse a révélé qu’il y a beaucoup de femmes dans l’ombre qui souffrent de
cette maladie et qui se font dépister tardivement. Pourtant les besoins de dépistage et de prise en charge sont réels dans
les communautés », a affirmé Mme Noélie Koevi-Koudam, Directrice Exécutive de
l’ATBEF.

Faire des journalistes des acteurs de plaidoyer
Une rencontre a été organisée à l’intention des journalistes des
médias partenaires de l’ATBEF le
mercredi 7 juillet 2021 dans le but de partager avec eux, les résultats de l’analyse
situationnelle et l'argumentaire de plaidoyer qui l’accompagne. Il est aussi
question de discuter avec ces professionnels de médias spécialisés en santé sur leur
apport à la réussite du programme et recueillir leur avis sur le processus et
les stratégies de plaidoyer mises en place par l’ensemble des organisations de
la société civile membres de ROSCI SR/PF. Selon la Directrice Exécutive de
l’ATBEF, le document de plaidoyer servira de base au
processus de discussion avec les décideurs en vue de changer les mentalités sur
la question. « Pour l’ATBEF, les journalistes sont des partenaires
incontournables dans ce processus de plaidoyer. Il faut donc composer avec eux
pour renforcer la sensibilisation de l’opinion sur cette réalité. Nous lançons
un appel aux décideurs afin qu’un intérêt particulier soit accordé à la
question de subvention pour le dépistage et la prise en charge du cancer de col
de l’utérus. Nous voulons sensibiliser les femmes à se lever tôt et à faire
régulièrement le dépistage du cancer de col de l’utérus », t-elle
précisé.
D’après les résultats de l’analyse, le Togo a mis sur pied certains
mécanismes et politiques nationales dont le plan stratégique pour la prévention
et le contrôle du cancer de col de l’utérus 2017-2022, mais peu d’actions
concrètes sont menées sur le terrain. « Malgré l’existence des textes
réglementaires et d’orientation techniques, les efforts du pays dans la lutte
contre le cancer de col de l’utérus restent très limités. Certaines mesures de
prévention primaire sont peu connues et ne sont pas respectées à cause de
l’absence de programme de sensibilisation, d’éducation et de communication sur
l’ensemble du territoire. Il faut donc que les actions soient beaucoup plus
focalisées sur les mesures de préventions dans tout le pays », a affirmé Dr.
Ahadji consultant à la réalisation de l’étude situationnelle.
Comme recommandations, l’étude propose entre autres de : créer une ligne budgétaire pour les services de prévention et de prise en charge des lésions précancéreuses ; mobiliser davantage des partenaires techniques et financiers ; renforcer le système d’information sanitaire sur le cancer de col de l’utérus ; développer des programmes de formations spécialisées ; renforcer la coordination et de la collaboration multisectorielle.
Hubert Logan