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Post Covid-19 : Conférence internationale pour une reconstruction inclusive

Post Covid-19 : Conférence internationale pour une reconstruction inclusive
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Partager les expériences de gestion et d'élaboration des politiques publiques en faveur des communautés locales

Le Togo a abrité les 29 et 30 juillet une conférence internationale pour une reconstruction inclusive. La rencontre déroulée à l’hôtel 2 Février de Lomé s’est articulée autour du thème « Politiques publiques pour les communautés de base : stratégies, approches novatrices et résilience ». Les travaux présidés par le Premier Ministre Victoire Tomégah-Dogbé ont pris fin sur une note de satisfaction.

La Covid-19 a mis à mal l'économie des pays en développement, et par ricochet accru la précarité et le chômage qui y prévalaient déjà. Les communautés à la base, au cœur des politiques publiques de développement des pays, ont été sévèrement impactées avec des répercussions sur le niveau de pauvreté, l'éducation et l'employabilité. Ainsi les pays ont pris différentes mesures sociales et économiques pour minimiser les impacts négatifs de cette crise sur ces communautés de base. Le Gouvernement togolais, dès les premiers mois de la pandémie, en plus des dispositions sanitaires, a pris des mesures sociales, économiques et fiscales en s´appuyant sur les mécanismes existants, afin de soutenir les plus vulnérables et de permettre aux entreprises, d´atténuer les effets de la crise. Ces mesures ont permis entre autres de distribuer 13 308 224 040 FCFA à 819 972 personnes les plus vulnérables, de mettre en place une ligne de financement de 20 milliards FCFA via le Secrétariat d’Etat chargé de la finance inclusive.

Cette conférence, première du genre en Afrique, organisée par le Togo en collaboration avec le Centre de développement de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), vient à point nommé pour poser la réflexion sur les perspectives en vue d’une meilleure intégration et inclusion des besoins des communautés dans les politiques publiques.

Répondre aux besoins fondamentaux des populations les plus pauvres

« Expériences croisées des politiques de développement à la base : quelle vision, quelles stratégies et quels plans de mise en œuvre » ; « les communautés de base face à la Covid-19 : innovations et résilience dans les approches des pays, leçons apprises et perspectives » sont été les deux grandes thématiques abordées avec l’objectif de mieux faire face aux chocs et de renforcer la résilience. 

Ministres de plusieurs pays émergents et en développement (Côte d’Ivoire, Sénégal, Argentine, Indonésie) ainsi que les décideurs politiques africains, représentants locaux, organisations internationales, universitaires, société civile ont partagé leurs différentes expériences de gestion et d'élaboration des politiques publiques pour les communautés à la base, et leurs expériences par rapport aux impacts de la pandémie, en matière de résilience à la pauvreté et à l'emploi pour les couches vulnérables. Ils ont échangé sur les réponses innovantes développées en termes de politiques, programmes et instruments mis en œuvre, et de réfléchir ainsi sur les perspectives en vue d'une meilleure intégration/inclusion des besoins des communautés dans les politiques publiques.

« Le développement à la base se fonde sur des valeurs intrinsèques, universelles. La solidarité est une valeur essentielle pour nos communautés et le développement à la base se fonde sur ces valeurs. Il est mis en œuvre dans une approche coordonnée, dans une approche intégrée avec la pleine implication des populations pour traduire dans la réalité, la vision d’une société prospère et inclusive. Les populations connaissent leurs besoins, elles savent prioriser leurs besoins et nous n’avons pas le droit de les écarter de tout ce processus de planification locale », a déclaré Mme Victoire Tomégah-Dogbé.

Pour le Premier Ministre, les deux jours de travaux se résument en trois points principaux : « le premier point, c’est la responsabilisation. Elle doit être à tous les niveaux, au niveau des communautés elles-mêmes, la responsabilisation des citoyens pris individuellement et collectivement mais également la responsabilisation accrue des pouvoirs publics. L’autre mot qui revient et qui est un point central, c’est l’autonomisation. Donner les moyens aux populations de se prendre en charge.   En le faisant ainsi, elles contribuent à la construction de l’économie au niveau local et au niveau national. Il y a un point également qui revient sur lequel nous devons continuer par travailler, c’est cette adaptation constante qu’il nous faut. Cette transformation qui est rendue possible avec l’innovation pour nous permettre non seulement d’accélérer, mais d’aller beaucoup plus loin. Je dis souvent que la pauvreté ça n’attend pas, nous devons absolument accélérer pour pouvoir répondre aux attentes de nos populations et les sortir de la vulnérabilité », souligne-t-elle.


Satisfecit des acteurs

La ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou d’Almeida trouve qu’il y a une impérieuse nécessité de vite réagir en prenant en compte les enseignements. A ce propos, souligne-telle : « la conférence a été une occasion de démontrer que les choix qui ont été faits par le Togo, ont des impacts réels. Ce ne sont pas seulement les témoignages qu’il y a eu ici qui prouvent la pertinence de ces choix mais aussi le partage d’expériences des autres qui confirment que ces options permettent de réduire durablement la pauvreté de nos communautés, de rendre leur autonomie à nos populations et de leur permettre de déployer leur plein potentiel pour concourir au développement économique.  Les leçons apprises de cette conférence vont nous permettre de revisiter nos politiques, d’adapter celles qui méritent de l’être et surtout celles qui sont déjà bien en prenant en compte les bonnes pratiques et les belles expériences des pays frères ».

Pour Aliou M. Dia, Représentant résident du PNUD au Togo, « nous nous sommes engagés à accompagner le gouvernement davantage pour avoir des impacts beaucoup plus transformateurs au niveau des communautés. Le développement commence à la base. Tout ce qu’on fait au niveau central, doit être décliné au niveau local pour que les populations puissent en bénéficier. Le développement doit être inclusif. Nous allons continuer à accompagner le Gouvernement à encore transformer structurellement nos communautés pour apporter un développement local, résilient mais, un développement durable ».

Le Modérateur Mario Pezzini, Directeur du Centre de développement de l’OCDE, a salué l’effort remarquable du Togo en matière d’inclusion financière. Il a souligné que « l’expérience comme celle du Togo, peut être très utile aux autres pays. Cette nécessité de dialogue doit trouver des tables autour desquelles se réaliser.   Le centre de développement de l’OCDE salue cette table de dialogue avec les communautés à la base ».

Depuis plus d’une décennie, le Togo a en effet mis l’accent sur le développement à la base à partir des communautés. Des dizaines de programmes et projets ont été initiés par le Gouvernement, piloter par l’ANADEB. Avec le processus de décentralisation en cours, l’exécutif ambitionne de collaborer plus étroitement avec les communes pour plus d’impact dans les populations. 


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Le Togo a abrité les 29 et 30 juillet une conférence internationale pour une reconstruction inclusive. La rencontre déroulée à l’hôtel 2 Février de Lomé s’est articulée autour du thème ...

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