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Cancer du col de l’utérus au Togo: les Journalistes acteurs du plaidoyer pour la subvention des services

Cancer du col de l’utérus au Togo: les Journalistes acteurs du plaidoyer pour la subvention des services
Extrait de l'article: Le cancer du col de l’utérus est une réalité au Togo. Elle s’installe de manière silencieusement chez de milliers de femmes. Nombreuses sont celles qui la découvrent tard et en décèdent...

Le cancer du col de l’utérus est une réalité au Togo.  Elle s’installe de manière silencieuse chez de milliers de femmes. Nombreuses sont celles qui la découvrent tard et en décèdent. Les données hospitalières au Togo placent le cancer de col de l’utérus à la deuxième place des cancers de la femme. C’est également la 2ème cause de décès par cancer chez la femme.  Face au besoin, l’Association Togolaise pour le Bien-Etre Familial (ATBEF) dans son plan stratégique 2016-2022 a ciblé la subvention du cancer du col de l’utérus par le Gouvernement togolais comme un de ses objectifs spécifiques de plaidoyer. Elle a ainsi dans la logique de ses interventions,  bénéficié d’un projet de la fondation Hewlett (Hewlett Voices Project) avec l’appui financier du gouvernement japonais à travers l’IPPF pour la mise à échelle des services de prévention et de prise en charge du cancer du col de l’utérus. 

Situation du cancer du col de l’utérus au Togo

Ledit projet a permis de faire ressortir les besoins spécifiques sur l’accès aux services de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus au Togo et de tirer la sonnette d’alarme. Pour mieux cerner le mal et proposer des éléments d’argumentaire en vue d’un plaidoyer de subvention voire de gratuité des services de prévention, l’ATBEF dans le cadre de ce projet, a réalisé une étude situationnelle sur le cancer du col de l’utérus au Togo: « L’analyse a révélé qu’il y a beaucoup de femmes dans l’ombre qui souffrent de cette maladie et qui se font dépister tardivement. Pourtant les besoins de dépistage et de prise en charge sont réels dans les communautés », a affirmé Mme Noélie Koevi-Koudam, Directrice Exécutive de l’ATBEF.

 


Faire des journalistes des acteurs de plaidoyer

Une rencontre a été organisée à l’intention des journalistes des médias partenaires de l’ATBEF le mercredi 7 juillet 2021 dans le but de partager avec eux, les résultats de l’analyse situationnelle et l'argumentaire de plaidoyer qui l’accompagne. Il est aussi question de discuter avec ces professionnels de médias spécialisés en santé sur leur apport à la réussite du programme et recueillir leur avis sur le processus et les stratégies de plaidoyer mises en place par l’ensemble des organisations de la société civile membres de ROSCI SR/PF. Selon la Directrice Exécutive de l’ATBEF, le document de plaidoyer servira de base au processus de discussion avec les décideurs en vue de changer les mentalités sur la question. « Pour l’ATBEF, les journalistes sont des partenaires incontournables dans ce processus de plaidoyer. Il faut donc composer avec eux pour renforcer la sensibilisation de l’opinion sur cette réalité. Nous lançons un appel aux décideurs afin qu’un intérêt particulier soit accordé à la question de subvention pour le dépistage et la prise en charge du cancer de col de l’utérus. Nous voulons sensibiliser les femmes à se lever tôt et à faire régulièrement le dépistage du cancer de col de l’utérus », t-elle précisé.

D’après les résultats de l’analyse, le Togo a mis sur pied certains mécanismes et politiques nationales dont le plan stratégique pour la prévention et le contrôle du cancer de col de l’utérus 2017-2022, mais peu d’actions concrètes sont menées sur le terrain. « Malgré l’existence des textes réglementaires et d’orientation techniques, les efforts du pays dans la lutte contre le cancer de col de l’utérus restent très limités. Certaines mesures de prévention primaire sont peu connues et ne sont pas respectées à cause de l’absence de programme de sensibilisation, d’éducation et de communication sur l’ensemble du territoire. Il faut donc que les actions soient beaucoup plus focalisées sur les mesures de préventions dans tout le pays », a affirmé Dr. Ahadji consultant à la réalisation de l’étude situationnelle.  

Comme recommandations, l’étude propose entre autres de : créer une ligne budgétaire pour les services de prévention et de prise en charge des lésions précancéreuses ; mobiliser davantage des partenaires techniques et financiers ; renforcer le système d’information sanitaire sur le cancer de col de l’utérus ; développer des programmes de formations spécialisées ; renforcer la coordination et de la collaboration multisectorielle. 

Hubert Logan

Auteur
santé éducation
Rédacteur

Le cancer du col de l’utérus est une réalité au Togo. Elle s’installe de manière silencieusement chez de milliers de femmes. Nombreuses sont celles qui la découvrent tard et en décèdent...

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